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depuis le 16/06/2004

LES CHIFFRES sur les violences faites aux femmes



En France chaque année, au moins 25 000 cas d'agressions sexuelles dont un peu plus de 8 000 seulement recensées " officiellement ".


En 1999, 400 femmes sont mortes sous les coups de leur conjoint. De 1990 à 1999, sur 652 femmes victimes d'homicide en région parisienne, la moitié d'entre elles ont été tuées par leur compagnon.

  • 30% ont été poignardées.
  • 30% ont été abattues par arme à feu.
  • 20% ont été étranglées.
  • 10% ont été rouées de coups jusqu'à la mort.
(Source rapport Henrion, février 2002)

Tous les 15 jours, trois femmes meurent du fait de violences masculines domestiques.

(Source ministère de l'intérieur, rapport 2001).

Une enquête nationale sur les violences faites aux femmes (ENVEFF) a été menée au cours de l'année 2000 auprès de 7000 femmes âgées de 20 à 59 ans.


Cette étude a permis à un nombre considérable de femmes de parler pour la première fois, de briser le silence, le non-dit dans lequel elles s'étaient enfermées depuis des années. En effet, près de la moitié des femmes victimes d'agressions sexuelles au cours de leur vie en ont parlé à quelqu'un, tandis que les femmes victimes de viol n'osent pas, ainsi les 3/4 des victimes de viol avant l'âge de 15 ans l'ont évoqué pour la première fois au cours de l'enquête.


Au cours des douze mois précédant l'enquête, près d'une femme sur dix a subi des violences de la part de son conjoint, qu'elles soient verbales, psychologiques, physiques ou sexuelles, soit près de 7% des femmes vivant en couple.


C'est dans l'intimité de l'espace conjugal que sont perpétrées le plus de violences de toutes natures et parce qu'elles s'exercent dans un cadre privé, elles sont tues, cachées et souvent méconnues. Une femme en couple sur dix a vécu cette situation au cours de l'année précédant l'enquête. Cette proportion concerne environ 13,5 millions de femmes vivant ou ayant vécu une relation de couple, mariées ou non, cohabitant ou non.


Dans 80,9% des cas, les femmes tentent d'instaurer un dialogue avec leur conjoint.

Dans 40% des cas, elles répliquent et se débattent.

Quand elles cèdent, c'est toujours face à la force et dans la douleur.


Le harcèlement sexuel dans la rue ou au travail reste toujours un sujet profondément tabou. Moins de deux personnes sur trois, victimes d'avances ou d'agressions sexuelles, avaient osé en parler, avant l'enquête.


À travers l'humiliation, la douleur et les traumatismes que les actes de violences engendrent, l'état de santé des femmes peut-être profondément et durablement perturbé. Ainsi, le taux de tentative de suicide montre qu'il est particulièrement lié aux violences.


Ce rapport alarmant dévoile l'ampleur du phénomène, le disfonctionnement et la négligence des institutions dans leur rôle de protection, car aucune donnée ne permet de déterminer les facteurs de vulnérabilité, de concevoir et tester des interventions qui viseraient à multiplier les facteurs de protection à tous les stades de l'existence.


L'impact de la violence subie par les femmes a souvent des prolongements sur le reste de la famille et en particulier sur les enfants qui sont témoins dans les deux tiers des cas de scènes de violences tragiques. Les femmes qui ont connu dans leur enfance des situations de conflits très graves entre leurs parents sont à leur tour, victimes de violences près de quatre fois plus que les autres adultes et celles qui ont subi directement des sévices et des coups dans leur enfance sont, presque dix fois plus que les autres, victimes de violences très graves à l'âge adulte.



LES CHIFFRES sur la violence faite aux enfants par les adultes



Le 8 avril 1999 l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) déclare que les mauvais traitements infligés aux enfants constituent désormais un problème majeur de santé publique partout dans le monde.


Une estimation de l'OMS montre que dans le monde 40 000 000 d'enfants environ, de 0 à 4 ans, souffrent de mauvais traitements.


C'est en 1924 que la Société des Nations a inscrit la protection des enfants au rang de priorité pour toutes les nations, mais il a fallu attendre le 20 novembre 1959 pour voir adopter par l'ONU une déclaration des droits de l'enfant et le 20 novembre 1989 pour que soit promulguée la convention internationale des droits de l'enfant.


Ce n'est qu'en 1996, au sommet de Stockholm, qu'ont été définies les violences physiques, sexuelles ou psychologiques que peuvent subir les enfants.


En France, fin 2001, l'ODAS (Observatoire National de L'Action Sociale) estimait à 85 000 le nombre d'enfants en danger, c'est-à-dire maltraités ou risquant de l'être à cause de l'environnement dans lequel ils vivent et à 18 000 le nombre d'enfants victimes de violences.


Les autres sources d'informations, hôpitaux, éducation nationale, justice, police, traitent en moyenne plus de 40 000 cas de violences à enfant par an, dont plus de 16 000 cas d'agressions ou d'abus sexuels.