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depuis le 16/06/2004

COMMENT AGIR ?



L'association est là pour permettre de régler les différents aspects de la problématique à partir d'entretiens successifs. L'objectif est de rechercher des solutions négociées, avec la victime et (le cas échéant) les institutions, qui permettront de limiter les traumatismes imposés, par le rétablissement du dialogue, en élaborant et en construisant un projet d'avenir.

Plus tôt le dialogue est entamé, plus la démarche aura des chances de parvenir à son but. L'association est à l'écoute des victimes pour identifier et clarifier leurs choix, sans jugement, les amenant progressivement à trouver par elles-mêmes des solutions durables et satisfaisantes.

Pour soutenir les victimes, l'association ne se supplante pas à un thérapeute, mais établit une communication, en collaborant avec les partenaires, sans se substituer aux institutions. Ces séances permettront de diriger et d'accompagner les victimes vers les acteurs désignés, pour mener des actions et trouver des solutions pragmatiques, choisies par la victime.

Dans le cas des enfants, ils sont en danger, ils cherchent à se faire remarquer, à se signaler. Il leur faut trouver un confident, un lieu d'écoute et de confiance. Lorsqu'un trauma, un fracas, une épreuve arrive, même les enfants qui possèdent des ressources internes, ne peuvent pas reprendre leur développement sans l'aide de ressources externes.

Les institutions ne peuvent apporter, par manque de temps, que des recours sociaux, mais l'association " TOUCHE PAS À MON CORPS " peut offrir, avec le temps, les expédients affectifs nécessaires à la reconstruction.

La protection des enfants maltraités constitue un enjeu essentiel pour l'association dont la démarche repose notamment sur la nécessité d'informer les adultes et surtout, tous les professionnels en relation avec les enfants pour qu'ils sachent repérer, entendre, comprendre les victimes et avertir les autorités compétentes.

Cette fonction est déterminante, car les personnes en contact permanent avec les enfants ont une obligation de vigilance et doivent être informées des signes révélateurs d'appel de maltraitance et des conduites à adopter lorsque le cas se présente.

Certains traits de comportements sont des facteurs de protection pour la victime, comme la délinquance, l'agression, les infractions, la violence etc…L'association attire l'attention des professionnels, des enfants, des parents sur ces conduites déviantes, car le signalement des cas de maltraitance s'impose à tous citoyens.

L'association prépare les éducateurs et les professionnels de santé à contribuer à la prévention de la maltraitance, en les aidant à identifier les situations à risque, pour qu'ils sachent qui, quand, comment alerter et qu'ils puissent agir de façon adaptée.

Elle amène les femmes et les enfants à prendre conscience qu'il faut dire " NON ", en libérant leur parole, étape décisive à franchir pour leur permettre de recouvrer leurs droits et leur dignité, en obligeant ainsi, les secours juridiques à sanctionner systématiquement les auteurs.

La victime n'est ni responsable, ni coupable du comportement de l'abuseur, en la félicitant de sa démarche, en l'encourageant dans le dialogue, l'association lui apporte aide et action rapide, consciente que la victime est soumise à diverses pressions, manipulations, terreurs familiales, dépendances affectives, menaces directes ou indirectes, représailles. Elle n'abandonne jamais une victime à son sort, mais agit avec discrétion.

La blessure sera rattrapable, mais à long terme car il faudra aux victimes, imprégner à nouveau dans leur mémoire inconsciente, le sentiment de leur souffrance, mais aussi, que quelqu'un peut désirer les aider, sans les juger. Ces personnes doivent pouvoir exprimer leur monde intime.

Grâce à un projet partagé, un lien est tissé afin de donner un sens à leur vie, en parlant avec ces victimes, pour comprendre ce qui leur est arrivé. Les représentations de leur tragédie passée et leurs rêves d'avenir dépendent aussi des réactions sociales, il faut donc travailler sur le regard des autres, l'opinion des juges et des stéréotypes. Meilleur sera l'accueil, plus aisée sera la reconstruction, et le simple fait de savoir, qu'une structure existe rend l'avenir moins sombre.