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LES ABUS SEXUELS sur enfantsLes abus sexuels se définissent comme la participation d'un enfant à des activités sexuelles qu'il subit par contrainte, violence ou séduction, qu'il n'est pas en mesure de comprendre, qui sont inappropriées à son âge et à son développement psychosexuel et qui transgressent les tabous sociaux. Une fille sur huit et un garçon sur dix sont victimes d'abus sexuels avant l'âge de 18 ans. Une fille sur 25 et un garçon sur 33 sont victimes de viol ou d'inceste. (Les enfants victimes d'abus sexuels - M. Roussey, institut Mère-enfant, Rennes)L'auteur se situe dans la famille :
L'enfant victime ne parle pas, piégé par l'autorité, il subit en silence les mauvais traitements, les coups, les abus sexuels, par crainte d'être battu, rejeté, abandonné, abreuvé d'injures ou de paroles subtilement destructrices, incapable de dénoncer ses parents, par loyauté familiale. Parfois l'entourage participe à cette " loi du silence " par crainte de se voir retirer les enfants, d'être jugé, emprisonné. Les faits sont alors minimisés, voire niés, la parole de l'adulte prévalant sur celle de l'enfant, sauf en cas de preuves visibles de coups, d'abus sexuels ou de négligence. Pour l'enfant maltraité, la réaction sera la peur qui peut le pousser à être violent ou au contraire à s'isoler. Un enfant victime est un enfant qui souffre. L'abus sexuel n'est en aucun cas lié aux conditions socio-économiques, ni au niveau intellectuel, ni aux convictions religieuses, politiques ou philosophiques, l'enfant abusé est donc :
Il s'agit donc d'un abus de confiance et d'un abus de pouvoir. Dans le cas de l'inceste s'ajoute la honte, la peur de ne pas être cru, de perdre le respect et l'estime de soi et d'envoyer l'agresseur en prison. L'inceste est une irruption des fantasmes d'un adulte dans la réalité d'un enfant, le tiraillant entre amour pour les siens et ce qu'on lui fait subir, la culpabilité l'enferme dans une situation vécue comme sans issue. La confusion des rôles, des fonctions et des places de chacun est telle qu'elle génère chez la victime une souffrance indescriptible. Il n'y a jamais d'inceste heureux et il s'ensuit toujours une souffrance taboue. Chez cet enfant, le risque de toxicomanie est sept fois plus élevé et le risque de suicide multiplié par dix. 80 % des abus sexuels sur enfants sont commis dans la famille, par quelqu'un de la famille et la maltraitance sexuelle dans l'enfance peut ressortir bien longtemps après et avoir des effets ravageurs. La loi du 10 juillet 1989 fait obligation aux personnes en contact avec les enfants de signaler tout ce qui est susceptible de révéler l'existence de mauvais traitements. |
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